Les origines du projet

Les origines du projet

 

L’idée de desservir la Côte-Nord en gaz naturel répond aux démarches d’abord initiées par des intervenants de la région dans les années 90. Ces interventions avaient amené le gouvernement de l’époque à adopter un décret pour octroyer le droit exclusif de distribuer du gaz naturel sur la Côte-Nord à Gaz Métro.

Les volumes de consommation potentielle ne permettaient alors pas de justifier les investissements importants qui sont nécessaires pour assurer la desserte de la Côte-Nord. Gaz Métro doit en effet respecter le cadre réglementaire mis en place par la Régie de l’énergie en matière de rentabilité de ses investissements.

Voilà qu’avec l’effervescence économique observée sur la Côte-Nord, trois facteurs importants nous amènent à croire que le projet de desserte en gaz naturel sur la Côte-Nord serait justifiable :

  • Les perspectives de consommation ont augmenté dans la région.
     
  • Le gaz naturel est la moins couteuse des énergies : cette compétitivité contribuerait à assurer la pérennité des emplois actuels sur la Côte-Nord en plus de favoriser l’attraction de nouveaux projets de transformation des ressources.
  • La volonté des consommateurs industriels, commerciaux ou institutionnels de réduire leur empreinte écologique. En substituant le mazout pour du gaz naturel, on diminue de 31 % les émissions de gaz à effets de serre (GES), on réduit considérablement les émissions de polluants atmosphériques (plus de 99 % des émissions d’oxyde de soufre (SO2) et plus de 70 % des émissions d’oxyde d’azote (NOx).

D’ailleurs, au début 2011, les gens d’affaires de la Côte-Nord ont soulevé l’enjeu de l’absence du gaz naturel sur le territoire et ont fait part de la volonté d’avoir accès au gaz naturel. Selon eux, certains nouveaux projets industriels, notamment en transformation de minerai, ne pourront pas se réaliser sans le gaz naturel sur la Côte-Nord.

Cette évolution du contexte énergétique et environnemental a amené le gouvernement du Québec à annoncer dans son dernier budget son implication pour favoriser le projet.

Cette implication se décline en trois points :

  • Le gouvernement garantira 75 % des premiers 40 millions de dollars requis pour réaliser les études de faisabilité. Si la faisabilité du projet n’était pas démontrée, le gouvernement assumerait sa part des dépenses engagées pour la réalisation des études.
  • Une contribution tarifaire sera appliquée à la clientèle industrielle de la Côte-Nord. Cette contribution sera suffisante pour minimiser l’appui gouvernemental nécessaire et assurer la viabilité indépendante du projet à long terme.

  • Un appui financier du gouvernement sera offert pour compenser les volumes de consommation initiaux et ainsi permettre la mise en place des infrastructures. Lorsque la consommation sera suffisante, cet appui financier pourra être remboursé